C’est un sujet récurrent dans la presse, pour combler souvent un manque de contenus intéressants ou amenant des cliques. Le sujet du cannabis est sensible étant dit qu’il s’agit d’une drogue dite douce et que pour le moment aucune loi claire n’existe la concernant en Suisse.

Le débat se fait très régulièrement sur un fond de mauvaise foi de la part des partisans et non partisans de légaliser le cannabis en Suisse. Il est toujours fait mention de l’alcool, qui lui est légal, du fait d’être « un adulte responsable », et bien d’autres arguments plus ou moins loufoques et hors sujets.

Alors, faut-il oui ou non le légalisé? Si oui avec quelles restrictions? Si non avec quelles outils? Voici les questions qui devraient recevoir une réponse et non pas un débat de type émotionnel hors sujet.

De mon point de vue

Si je devais donner mon avis personnel, il faut une réglementation qui soit claire et stricte en la matière visant avant tout à protéger les personnes les plus « faibles ». C’est à dire qui sont sensibles à la substance et leur permettant de se défendre si nécessaire d’un point de vue juridique, que ce soit à la maison ou en dehors. Car les lois sont là, à mon sens, pour protéger les plus faibles et non pour faciliter son droit individuel sur la majorité.

Une restriction égale au minimum à la cigarette est à mon avis nécessaire. Bien qu’à mon sens, au vu de la substance en question, il serait plus judicieux d’être plus sévère étant dit qu’une personne conduisant sous effet du cannabis est aussi, voir plus dangereuse qu’une personne sous antidépresseurs à haute dose ou sous l’influence de l’alcool.

En prenant tout cela en compte, je serais pour une dépénalisation du cannabis pour un certain degré de THC uniquement. Au delà, des amandes et autres restrictions / conséquences seraient à mettre en place, comme le retrait de permis provisoire par exemple. Le tout donc, sous la bonne garde de l’État qui pourrait de ce fait ajouter une taxe sur ces produits.

Donc en gros, empêcher une escalade du taux de THC dans les plants et permettre de ce fait, aux personnes ne supportant pas cette substance psychotrope, de pouvoir se défendre en cas de problème avec son voisinage.

De manière plus pragmatique

les arguments pour

Dépénaliser le cannabis permettrait donc de contrôler la filière, de mettre en place des normes de production, de permettre de s’y retrouver facilement et de court-circuiter en partie le marché noir. La Confédération pourrait ainsi mettre des taxes afin de remplir un peu plus les caisse de l’AVS et pourquoi pas ré-investir dans la prévention face à cette substance qu’est le THC.

Car après tout, il existe des consommateurs et de ce fait, mettre des lois qui sont contradictoires ne permettent pas de régulariser la situation, mais bien au contraire de permettre l’essor du marché noir sans aucun contrôle dessus.

Avec un système clair, des taux régularisés et autorisés de THC, des points de ventes avec autorisation pourquoi pas spéciale etc, on arriverait à mettre en place une forme intelligente de circuit tout en reconnaissant ces consommateurs de cannabis sans les discriminer face à ceux qui consomment de l’alcool. Car lorsque l’on lit les commentaires sur les articles divers concernant cette dépénalisation, c’est face à l’alcool, bien souvent, que les arguments se font.

C’est donc en incluant dans le système cette substance (thc) que l’on pourrait intervenir comme il se doit, aussi bien sur la prévention que sur la bonne utilisation du produit.

Les arguments contre

Interdire le cannabis et ses dérivés permettrait de protéger toutes les couches de la population et ainsi simplifier le travaille de la police. Plus besoin de faire attention au taux de THC ou de CBD. Les amandes seraient mises dès que la personne possède un tant soit peu de cannabis sur elle.

Cette manière de faire permettrait de porter plainte de manière simplifiée si un voisin ne respecte pas l’interdiction de cette substance.

La répression est-elle une bonne solution?

On l’a vu, pour toutes les interdictions, il existe un marché noir. Le fait de permettre un accès simplifié et réglementé permet de réduire considérablement celui-ci. Sans compter que si l’on reconnait un problème, on y apporte une solution. Le compromis étant la « spécialité » suisse, autant donc trouver une solution qui satisfasse le plus grand nombre.

Si l’on veut véritablement traiter tout un chacun de manière responsable, il est donc important de le faire avec TOUTES les substances dites « drogue douce ». Ceci va de l’alcool à la cigarette en passant par le cannabis et ses dérivés. Il faut traiter le problème à la racine avec des lois qui soient claires et précisent permettant, sous certaines conditions, de consommer une substance donnée.

Avec ce système régulé, il est possible de ce fait d’amener une bonne intégration de toutes les personnes dépendantes ou non de ces drogues douces et ainsi amener des solutions adéquates. Que ce soit de la prévention, des aides, des conseils, tout devient de ce fait possible et permet d’intégrer et non plus de stigmatiser celles et ceux qui consomment, de manière régulière ou occasionnelle, alcool ou joins.

Mot de fin

A mon avis, c’est vers cette solution qu’il faut tendre. Amener une solution douce, simple et régulée afin que l’on puisse tous vivre en communauté. Un taux maximum de THC / CBD permettrait, dans le cas du cannabis, de protéger au mieux les personnes réagissant de manière forte à ces substances tout en donnant la possibilité, aux consommateurs, d’en profiter sans être diabolisés.

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