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Le texte

Il n’est pas simple de parler de soit. Mettre des mots sur des émotions, reconstituer les événements dans sa tête et puis encore leur donner une chronologie qui soit correcte. Un exercice de ce genre se fait en général avec son entourage quand on y parvient plus.

De mon coté, je me suis toujours dit: tien, je pourrais parler de mon parcours afin d’en faire profiter le plus grand nombre. Le gros soucis vient justement de cette chronologie historique qui me pose de gros soucis. C’est sans compter avec une pré-disposition à m’égarer en chemin, voulant explorer une idée qui m’est survenue en cours de route. Ceci m’amène hélas bien souvent à avoir des discours quelques peu décousus lorsque je commence d’écrire sur mon histoire.

Car oui, j’ai déjà essayé à de multiples reprises sans y parvenir. Les idées sont là, mais la vitesse d’écriture possible que m’offrent mes mains n’est pas assez rapide. Et même la parole me ralenti dans ma réflexion. A croire au final que je suis quelque peu prisonnier de mes pensées. J’ai cette impression, très fréquemment, d’avoir un goulet d’étranglement concernant la restitution des pensées qui voltigent dans ma tête.

Ceci n’est pas nouveau, déjà à l’école je commençais avec une idée, puis en cours de route je virais sur un autre sujet qui me paraissait plus pertinent. Et avec l’aide de ma mère, j’arrivais de fait à rendre le tout sur la papier avec l’idée de base + le développement venu ensuite.
Pour moi, parler, ou de manière plus général, m’exprimer, est un exercice fatiguant demandant une certaine concentration que je n’ai pas envie de mettre en place car justement, je me retrouve à devoir expliquer des détails inintéressants concernant la réflexion en cours qui elle est déjà bien plus avancée.
C’est un peu comme vouloir faire une marche arrière sur l’autoroute étant à 120Km/h en marche avant. Le moteur ne survit généralement pas à une telle manœuvre

Dans mon cas, on me dira que c’est une question d’exercice et que tout le monde vit cela au jour le jour sans s’en rendre compte. Alors oui, c’est chou de faire une généralité d’un cas précis. Et dans mon cas, l’avance prise est telle, que devoir ralentir m’enlève la joie de réfléchir.

Pourtant, comme vous pouvez le voir, j’arrive parfois à ressortir cela sur le papier, ou plutôt sur ce blog qui reste souvent vide.

J’essaierai, durant ces prochains mois, de donner plus de détails, de parler un peu de ma vie, du moins de ce que je vis à l’intérieur. La forme pourra changer, le contenu sera quand à lui toujours l’expression d’une fragilité mise à nue au plus grand nombre. Un peu comme être sur les planches d’un théâtre et d’avoir le trac de parler. Car la vie au final, n’est qu’une pièce de théâtre dans laquelle personne n’a de texte écrit, où seule l’improvisation est mise en avant.

J’improviserai donc mes moyens d’expressions pour vous partager ce qu’est être mis à part dans une société de consommation.

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