La journée de la maladie mentale était hier. Durant cette journée, j’ai suivi diverses discussions sur internet, les tv, etc. Une de ces discussion m’a fait une sorte d’électrochoc. D’une part, on y parle d’Intelligence Artificielle, plus communément connue sous l’abréviation d’IA et de l’autre il était question de recherches sur la détection de quelques pathologies, par justement une ia.
Celle-ci serait capable de détecter, par exemple, une schizophrénie, un burn-out, une dépression et d’autres maladies mentales via une simple webcam et un microphone.

Voici la vidéo en question

Cette technologie est pour moi intéressante car elle permettrait, si elle venait à être validée, de soutenir un diagnostique fait par un professionnel et de suivre l’évolution de la maladie d’un souffrent.
Une telle technologie n’est pas anodine. Car si elle est aussi efficace qu’elle semble l’être, elle pourrait à elle seule détecter de manière précoce, un mal-être et ainsi pouvoir prendre en charge le patient le plus tôt possible sans avoir à attendre 1-3 mois pour être sur que celui-ci souffre effectivement d’une pathologie X ou Y. Elle permettrait également, comme sus-mentionnée, d’avoir un suivi de l’évolution de la maladie et ainsi pouvoir la “quantifier”.

Il faut savoir que la technologie en question est en développement de l’autre coté de l’atlantique et a été testée avec succès sur divers patients et personnes saines. Elle a permis de mettre en avant des points que l’être humain ne pourra pas prendre en compte comme par exemple la tonalité de la voix, l’accentuation des voyelles, de micro-expressions également qui permettent de poser un diagnostique sans erreur. Cette IA, est donc, via une simple webcam et un micro, à même de détecter un certain nombre de pathologies mentales courantes.

Durant les échanges sur les réseaux sociaux, j’ai constaté que beaucoup on retenu 1-2 points maximum de l’interview faite et de plus, pas de manière correcte. Durant cette séquence, il y a le développeur qui explique comment fonctionne l’outil, car je vois cette IA comme un outil et non une finalité pour les traitements, tout comme les professionnels qui ont participé au développement de cette intelligence artificielle.
Elle prend en compte ce qui est visible à l’œil + le son de la voix. Ceci veux dire qu’avec la vidéo, elle détectera les expressions du visage (regard, bouche, lèvres, etc). Avec le microphone, elle prend en compte l’intonation de la voix, les micro-défauts de prononciation et autres manière d’accentuer les voyelles par exemple. En tout et pour tout, avec une 40taine de points, elle sera à même de détecter une éventuelle pathologie sur le sujet.
J’ai été étonné de voir que certaines personnes n’ont retenu que ceci: IA + 5 points de comparaisons = remplacer les professionnels = danger.

Cette simplification, qui n’est pas digne d’un Être dit doué d’intelligence, me fait peur. A croire que comprendre un contenu simple est trop compliqué pour la majorité des être Humains qui ont participé aux échanges.
Pour moi, rejeter un tel outil, est vouloir que les personnes qui sont en souffrance le soient le plus longtemps possible, un peu comme une punition divine. J’imagine les mois de souffrance qui auraient pût m’être évité si une telle technologie avait existé lors des prémices de ma maladie.

Si un tel outil peut permettre d’orienter les professionnels, ne faudrait-il pas leur en donner la possibilité?
Pourquoi avoir peur d’une technologie de ce type?
Personnellement je ne vois pas où est le problème, bien au contraire. Un outil pouvant accélérer le traitement d’une pathologie ne devrait-il pas, au contraire, enthousiasmer?

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