Voici deux petites semaines que je n’a donné de nouvelles. Non pas par manque de sujets, mais simplement par manque de temps. Mes occupations m’ont pris la majorité de celui-ci au point de me retrouver avec des horaires décalés. Je viens tout juste de me remettre à vivre le jour et non la nuit.

Ces deux semaines ont été riches aussi en divers rebondissements, annonces et autre prises de conscience. Je pensais en avoir finit avec les sous-entendus mal interprétés… c’était sans compter sur une rencontre faite dernièrement et avec laquelle les sentiments ont commencés de prendre le pas pour me retrouver “en couple” mais pas à 100%.

Cette nouvelle situation, déjà stressante de base pour moi, m’a amené vers un état d’esprit que je ne me pensais plus avoir, celui du type bien arrangeant car sans emploi.
Cela ne me dérange pas en soit, tant qu’équité il y a dans le couple. Je veux dire par là, que tant que des efforts sont faits des deux cotés, tout va bien.

Afin de ne pas me faire avoir, au début de mes relations, je me suis fixé des règles qui m’ont toujours aidés à ne pas déraper depuis une relation qui a durée son temps et fait pas mal de dégâts:

  1. Respect
  2. Honnêteté
  3. Donner des nouvelles dans les deux sens
  4. Partager les déplacements
  5. Partager les dépenses
  6. Ne pas changer pour l’autre
  7. Se sentir libre de parler sans jugement

Sur ce diverses règles s’ajoutent d’autres garde-fou qui permettent de faire un tri et voir si la situation est ou non viable dans le temps. Ces règles sont de l’ordre du ressenti et ne peuvent donc se traduire en mots mais uniquement d’une manière: être bien ou ne pas être bien.

Afin que tout cela puisse bien fonctionner, il est impératif de se donner du temps pour réfléchir, ressentir et ne pas se braquer si ce qui est perçu ne nous plait pas. Tout ceci demande donc une forme de travail sur soit permanent afin de juger de la situation, si oui ou on elle nous convient et savoir exprimer ce qui ne va pas afin de soit l’améliorer, soit simplement passer à autre chose.

Quand les sentiments s’en mêle, les choses deviennent plus ardues. D’un côté le cœur dit d’aller dans un sens et de l’autre le cerveau dit non. Alors comment faire pour les départager? Comment faire comprendre que d’un coté on a envie d’aller plus loin, mais que la situation ne nous convient pas? Comment régler le tout?

Car la situation actuelle est compliquée au vu du spécimen. En effet, il souffre d’une pathologie qui est la bipolarité de type 1. Stabilisé, du moins au début de notre relation et gérant assez bien son état au vu qu’il a un travail fixe à 100%. Mais parfois, voir souvent, il a du mal de faire passer ses messages. Ceci vient sans doute de sa personnalité et n’a rien à avoir avec sa maladie, quoique cela reste à démontrer.

Cet état de fait, et sa situation, m’ont conduit à me poser sérieusement la question de la viabilité de cette situation. D’un point de vue purement rationnel, le fait que les deux soyons souffrant n’est pas une bonne approche pour une futur sain. Mais d’un autre côté, la compréhension de l’état de l’autre est renforcée de part l’expérience de chacun. Ceci amène donc, mathématiquement, à une situation neutre.

Mais comment réagir quand on “triche” sur ce que l’on dit? Car à la question: comment vas-tu? On répondra, et ce de manière automatique; bien et toi? Alors qu’au fond, ce n’est sans doute pas vrai. Et quand la situation se complique, avec une communication de ce type, il est vite arrivé, surtout pour moi, de me retrouver face à un reproche de type “je t’avais dit que je n’allais pas très bien et tu n ‘as rien fait!”.

Alors oui, quand on veut me faire passer un message au travers d’un: “je ne vais pas très bien mais ce n’est rien”. Que quand derrière je demande si besoin que je me déplace et que la réponse est “non non, pas besoin” je ne vais pas saisir de prime abord l’urgence de la situation.

Ceci m’a donc amené à une situation détestable, me retrouver à me faire reprocher quelque chose qu’au final on m’a dit de ne pas faire. Alors oui, cette situation m’a travaillé et pas qu’un peu. Oui, j’ai eu du mal de dormir durant 2-3 jours. Et non, je ne vais pas laisser une situation de ce type envenimer mon existence.

De cet état, la difficulté d’être face à l’autre est toujours un point centrale de mes réflexions. Faut-il ou ne faut-il pas plaire à notre interlocuteur? Et suis oui, dans quelle mesure? Faut-il faire des compromis? Et ce jusqu’où?

Ces quelques questions sont à se poser par tous afin de se protéger un minimum et surtout rester soit-même face à un monde de plus en plus uniformisé. Dans mon cas, il est clair que je ne vais pouvoir continuer avec cette individu, au vu du manque de clarté dans ses attentes réelles.

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