Cette année 2018 a commencée pour moi avec divers tiques en lisant la presse, écoutant des émissions radio, voyant divers reportages. D’autres rencontres m’ont également fait froncer les sourcils…

Nous sommes donc en 2018. Nouvelle année, nouveaux sujets de conversations, mais surtout nouvelles pas si belles à lire. Entre les nouveaux piques d’épidémies diverses et variées, on peut constater que le VIH n’est pas en baisse, contrairement à ce que l’on pourrait croire.
En effet, le nombre d’infections annuelles ne semblent pas vouloir baisser alors que pourtant, de nos jours, il existe divers moyens de protections. Je vous parle bien naturellement du préservatif mais aussi, la petite nouvelle à la mode, la PrEP.

Mais c’est quoi que c’est que c’est que ça donc?

La PrEP, pour prophylaxie pré-exposition, est LA pilule miracle pour se prémunir d’une infection au VIH. Du moins elle est mise en avant de la sorte par divers médias, réseaux sociaux, sites de rencontres et divers autres supports plus ou moins officieux. De là à croire que le bon Dieu a décidé de nous pondre un miracle, il n’y a qu’un pas.
Cette pilule, est comparée à la pilule de contraception féminine, on peut presque en déduire que pour certain tomber enceinte est une maladie au même titre que le VIH. Personnellement je ne le conçois pas de la même manière mais bon, à chacun son église.

La PrEP est donc un traitement de fond afin de se prémunir du VIH en cas de prise de risque et ainsi avoir très peu de chance de choper le SIDA. Ce traitement se prend de manière ponctuelle (1 avant et 1 après le rapport non-protégé) ou de manière journalière à heure fixe durant un laps de temps pouvant aller d’un mois à toute sa vie suivant ses propres désires.
Lors de la prise de ce médicament, un suivit régulier est bien entendu obligatoire afin de vérifier que la tolérance au médicament est bonne, qu’il n ‘y a pas d’effets secondaires et que celui-ci est bien efficace. En plus de cela, les médecins vont réaliser d’autres tests de dépistages afin de voir si il n’y aurait pas à tout hasard une autre IST qui serait venue se glisser entre 2 prises de risques.

Voici donc grosso modo ce qu’est cette PrEP et ce qu’elle demande comme “investissement”.

Cela vaut-il le coup?

C’est un sujet qui est délicat. Il y a ceux qui sont pour, ceux qui sont contre et ceux qui se posent des questions sur la véritable utilité de ce type de produit.
Personnellement, je trouve que ce traitement est plus dédié aux personnes à risques (corps médical, travailleurs du sexe, acteurs porno, etc) plutôt qu’à toute une population ayant un comportement responsable lors de partie de jambe en l’air.

La PrEP me fais penser un peu aux antibiotiques à l’époque: c’est super, on en donne à tout le monde. Et d’ici 50 ans on pourra voir les premières morts suite à des résistances aux traitements du VIH.

La PrEP n’est pour moi pas une solution miracle, mais bien un complément pour les personnes à risques ou prenant trop de risques. Mais cela revient aussi à dé-responsabiliser la population face à cette maladie. J’ai pu constater durant divers échanges, que dans le 99% des cas, les personnes sous PrEP ne veulent plus utiliser de préservatifs. A croire que syphilis, gonorrhée, et autres chlamydia ont pris des vacances.

Ces comportements sont de plus en plus présent face à cette solution de “facilité”. Mais qu’en est-il réellement? Le partenaire prend-il réellement son traitement? Le prend-il comme il se doit? Est-il ou non porteur sain?
Bref, ces simples questions surgissent tout de même lorsque le potentiel partenaire m’annonce “qu’il ne risque rien et que moi non plus étant dit qu’il est sous PrEP“. Rien que ces questions me font dire simplement que: non, la PrEP ne vaut pas le coup sauf pour les personnes prenant des risques régulièrement.

Conclusion

De nature je ne fais pas confiance aux dires de mes partenaires et préfère de loin me passer d’un soulagement physique que de prendre des risques. Si mon partenaire ne veut pas de protection sur laquelle j’ai un minimum de contrôle, alors il n’aura pas de rapport complet avec ma personne.

Il n’y a pas de solutions miracles, pas de protection à 100% et surtout nous n’avons tous qu’une seule et unique vie. De ce simple constat, il est plus sage de se protéger de manière sûre et visible avec une capote, car là au moins, on a un véritable contrôle sur notre exposition aux risques d’infections diverses et variées.

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Laurent Shorts
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Les autres maladies, elles sont de toute façon transmissibles avec certaines pratiques orales s’il n’y a pas préservatif. Et on ne va pas se mentir, c’est rare de faire un truc oral avec. Du coup, mieux vaut une personne sous prep bien suivie et dépistée régulièrement.

Mais tu as raison, ça doit être un moyen complémentaire de prévention et il n’y a pas de raison que tout le monde s’y mette.

Alan Zorg
Invité

En effet, c’est rare de pratiquer le sexe oral protégé (bien que recommandé pour les IST justement ^^) Après, encore faut-il le pratiquer, ce qui n’est pas mon cas de base pour diverses raisons, don le goût pas terrible du latex 😏