Il y a des films qui ne laissent une marque. Ceux qui parlent de choses qui se sont produites et qui sont encore présentes sous une autre forme. Des images, des sont, des émotions retransmise avec une justesse qui en fait presque oublier les 2h30 de projection.

120 battements par minute fait partie de ces films qui éveil quelque chose en nous, remue des souvenirs, nous partagent ce qui a été et qui continue au final d’exister sous une autre forme. Dans ce film, il est question d’amitié avant tout, d’échanges, de volonté d’information et surtout d’information aux autres, à ceux qui ne sont pas infectés par le VIH.
Ces années là, 1980 et plus, ont vues des morts, beaucoup, pour une maladie inconnue à l’époque par la population. Les autorités, laboratoires et services de santé, on pris leur temps avant d’agir, informer la population de cette épidémie. On la pensait « réservée » aux homosexuels, car à cette époque l’homosexualité n’était pas accepté comme aujourd’hui, et surtout, il fallait un bouc-émissaire. Comme souvent, c’est une minorité qui a été ciblée.

On remarque que de nos jours, ce schéma se reproduit: information en retrait, prévention limite inexistante, informations peu visible, stigmatisation d’une catégorie de la population.

En voyant ce film, cela me fait remonter une sombre colère. Car oui, de nos jours cette maladie existe encore et n’est pas guérissable. On peut la soigner, et encore pas toujours. Des cas d’infection continuent d’être remontés sans réellement baissé, presque le contraire au final depuis quelques années. J’ai l’impression qu’il y a une forme d’hypocrisie de tout part. Au final, le cliché concernant les personnes contaminées par le VIH est: homme blanc homosexuel passif (receveur). Pourtant, toutes personnes ayant des rapports sexuels non protégés devraient faire partie du « cliché ». Toutes les couches de la population sont touchées et non pas que les homosexuels.

Il serait peut-être temps que les services de prévention fassent leur job sans stigmatiser une population précise

120 battements par minute est donc un petit rappel, tout en beauté, de ce qu’était être sidéen mais surtout ce que cela doit soulever comme débats, remise en question de la part de tout un chacun.

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