Comme pour toutes les maladies, il y a les traditionalistes à la médecine occidentale et les autres qui préfèrent les médecines dites parallèles. Mais est-ce dangereux? Faut-il y céder? Si oui dans quelle mesure?

Il est normal de se poser ces questions. Car oui, la médecine complémentaire, ou douce,  apporte un confort non négligeable suivant les pathologies. Concernant la schizophrénie, il est impératif de ne pas perdre de vue que c’est une maladie qui se situe au niveau des neuro-transmetteurs et autres système d’échanges neuro-bilologique qui est défaillant. De ce simple fait, il n’est pas possible de délaisser la médecine occidentale au profit d ‘une autre. Il est par contre possible de coupler les deux.

Je m’explique. En tant que malade, j’ai divers symptômes qui sont présents et qu’il est plus sympathique de faire disparaître pour mon confort de vie. De ce fait, en dehors de ma médication, je pratique la sophrologie et la méditation. Ces deux pratiques peuvent se faire chez soit, tranquillement ou en groupe suivant les affinités que l’on a.
Ces deux pratiques, me permettent de rester calme, de me concentrer et ne pas perdre de vue mes objectifs. En dehors de ces deux activités, je pratique aussi du sport (quand je le peux) afin d’évacuer le trop plein d’énergie.

Ces diverses activités peuvent être considérées comme de la médecine parallèle. Par contre, jamais, je n’arrêterai mon traitement pharmacologique, sans quoi je vais à nouveau avoir des symptômes négatifs/positifs très désagréables.

Il est important d’avoir une vie saine, équilibrée, de bien dormir et ne pas rater la prise de sa médication (occidentale) afin d’être en forme et pouvoir rester autonome. Sans quoi, il faudra redouter une rechute qui ne sera pas agréable du tout et remettra à 0 tous les efforts accomplis jusque là pour être en forme, en bonne santé et indépendant le plus possible

L’hygiéniste fonctionne-t-il? NON!
Guérit-on de la schizophrénie? NON!
La médecine douce aide-t-elle? OUI. Mais ne pourra remplacer la médication pharmacologique.
La schizophrénie se soigne-t-elle? OUI! La prise de médicaments pharma permet de soigner la pathologie et de ce fait rendre celle-ci comparable à un diabète.

Toutes les pratiques douces sont bonnes à prendre tant que cela apporte un confort de vie supplémentaire. Il ne faut pas penser pouvoir un jour être guérit de cette maladie car, à l’heure actuelle (2017), aucun traitement n’existe pour faire miraculeusement disparaître la schizophrénie.
Cette pathologie est à vie tout comme le diabète et évolue dans le temps, c’est pour cette raison qu’il est impératif de se faire suivre par un professionnel de la santé et de suivre le traitement mis en place par celui-ci.

En résumé

Pour répondre aux 3 questions du début; est-ce dangereux? Faut-il y céder? Si oui dans quelle mesure?

  • La médecine douce, ou parallèle, peut être un complément à la médecine traditionnelle occidentale mais ne pourra en aucun cas lui être substituée.
  • Comme la pathologie n’est pas guérissable il ne faut pas céder aux diverses phrases aguicheuses de certains auto-proclamés « professionnels » de la santé (chaman, gourous, etc). Bien qu’étant plus faible psychologiquement et de ce fait plus enclin à se laisser séduire par les douces sirènes de ces idéologies, il est dangereux d’y céder.
  • Il est impératif de suivre le traitement pharmacologique mis en place par le personnel professionnel (psychiatre, médecin de famille, etc) qui nous suit.

Pour aller plus loin

Hygiénisme - définition
L’hygiénisme est un ensemble de théories politiques et sociales dont le principe est de concevoir l’architecture et l’urbanisme pour les collectivités, les pratiques médicales et diététiques pour les individus en appliquant les règles de préservation de l’hygiène et de prévention de la santé publique.
La démarche de ses représentants est de guider la décision politique dans la gestion des masses par les apports des sciences, telles que l’épidémiologie ou la démographie, dans une optique d’optimisation des coûts sociaux et d’épanouissement de l’individu. C’est par exemple concevoir des immeubles collectifs laissant pénétrer la lumière et la verdure, construire dans les hôpitaux des pavillons distincts pour chaque pathologie, relier les immeubles à l’égout, rendre obligatoire les poubelles, ou organiser au niveau des municipalités des centres aérés pour les enfants.

Courant de pensée né au milieu du xixe siècle dans une société où la tuberculose et l’alcoolisme étaient endémiques, l’hygiénisme procède de la nouvelle conception de la matière et de ses échanges qu’a induit l’invention, faite en 1775 par Antoine Lavoisier, du rôle de l’oxydation dans la nature et dans le corps humain mais aussi dans l’agriculture et la production industrielle, partant dans toute l’économie et l’équilibre des finances.
Il s’est ensuite développé grâce à la découverte, faite par Louis Pasteur en 1865, du rôle des micro-organismes dans la fermentation, la contamination et la contagion.

L’historien Georges Vigarello trouve son fondement dans « le principe nouveau de rentabilité « combustive » pour réorienter les valeurs données à la nourriture, aux boissons, à l’air respiré, au travail, au repos, à la propreté d’un corps censé laisser pénétrer l’oxygène par la peau1 ».

Source: Wikipédia – https://fr.wikipedia.org/wiki/Hygiénisme

Médecine Douce
L’expression médecine non conventionnelle désigne une grande variété de méthodes de traitement, souvent issues de traditions anciennes (exemple : phytothérapie, acupuncture, médecine ayurvédique) ou de pratiques ayant émergé aux environs du xixe siècle (exemple : hypnose, ostéopathie, homéopathie).

On utilise également médecines alternatives, médecines parallèles, pseudo-médecines, médecines holistiques, médecines traditionnelles, médecines naturelles ou médecines douces.
L’Académie de médecine française utilise « thérapies complémentaires » (« ThC »).

Selon les pays, et leurs traditions et législations, elles sont plus ou moins répandues et contrôlées. Elles peuvent avoir une vocation préventive dans un cadre de soin hors des références de la médecine moderne, mais sont aussi utilisées dans les hôpitaux.

lles se développent en complément ou en alternative à la médecine classique et sont utilisées par 20 à 50 % des populations de la communauté européenne selon une statistique de la fin du xxe siècle. Cette appellation regroupe un grand nombre de pratiques aux fondements scientifiques très variables, et diversement contrôlées par des instances officielles.
source: Wikipédia – https://fr.wikipedia.org/wiki/Médecine_non_conventionnelle

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